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 Madame Larosière, duchesse de Bedford

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MessageSujet: Madame Larosière, duchesse de Bedford    Mar 7 Aoû - 16:09

Claudia Larosière
Feat. Miranda Barma


« The knave of hearts
He stole tarts
The mad queen said
Off with his head ! »


» Nom : Larosière
» Prénom : Claudia, Béatrice
» Nationalité : Française mariée à un Anglais
» Âge : 26 ans
» Sexe : Féminin of course
» Date de naissance : Le 7 février 1866
» Race : Humaine
» Rôle dans la société : Noble, duchesse si possible.
» Sexualité : Bisexuelle, mais en cachette cela va sans dire.

» Aime : Les roses rouges, tous ce qui attrait à l'occulte et à la magie noir, son pays natal, la musique, les gourmandises, les belles robes et le pouvoir.
» Déteste : Son époux, son mari, l'homme avec qui elle partage sa vie… Oui c'est la même chose, mais autant le dire plusieurs fois compte tenu du niveau de haine. Les gens sans saveur, les domestiques empotés, le temps maussade de Londres, se sentir faible.
» Autres détails : Certaines personnes qui ne l'aime guère la surnomme " la sorcière ", d'autres la courtisent en croyant naïvement qu'elle peut lire leur avenir... Dur de dire lesquelles la font le plus rire.
« The Mad Duchess »


» L'orgueil est une fleur qui croît dans le jardin du diable «

Les états d'âmes, les espoirs, les peurs et les sentiments diverses de Madame Larosière… Franchement, y a-t-il donc quelqu'un que cela intéresse ? Dans la haute société londonienne où tout n'est qu'apparences et jeux de tromperies, cela n'est pas très utiles de parler de sentiments profonds puisque personne n'arrive jamais à les entrevoir. Que cela soit parce qu'ils sont véritablement bien cachés ou tout simplement parce que tout le monde s'en moque. Claudia ne fait bien entendu pas exception à cette règle et son vrai caractère reste donc une part d'ombre que personne ne cherche vraiment à éclaircir, pas même son propre époux. C'est pour dire si personne ne peut se vanter de la connaître. Fort heureusement, cela l'arrange bien, car il se trouve parfois dans son esprit des choses que personne ne devrait jamais savoir ou imaginer. Elle-même, cela l'effraye, alors il vaut mieux que cela reste dissimulé…

Il ne faut pas croire pour autant que Claudia est une poupée vide de sens et d'émotions, au contraire, elle sait parfaitement montrer le visage qu'il faut dans la bonne société. Selon ce que peuvent en voir les aristocrates du pays, elle se trouve être une jeune femme charmante et pourvu d'une excellente éducation, de parfaite compagnie pour la discussion et même les soirées de jeux, car les cartes et les dés n'ont aucun secret pour elle. D'une manière générale, elle semble être plutôt apprécié parmi les nobles grâce à sa bonne humeur et son esprit vif et pourtant, il en faut des efforts pour qu'une Française de souche comme elle puisse plaire à des Anglais. Mais après dix années passées en Grande-Bretagne, elle peut se vanter d'avoir parfaitement assimilé les uses et coutumes locales, ainsi que la façon de penser des Anglais bien sûr, qui aux débuts la déconcertait au plus haut point. Le dépaysement fut dans les premiers temps assez compliqués pour elle, imaginez donc une fille du Sud de la France débarquer dans un pays où l'été ne dure que trois jours ! Enfin, pas exactement trois jours, mais pour elle, s'était à peu de chose près pareil, choquée qu'elle était de voir des gens prévoir des parapluies pour le mois de Juillet. Cela n'est bien sûr plus un problème maintenant, enfin, plus un problème visible bien entendu, puisqu'elle peste intérieurement contre le climat tandis elle n'ose plus rien en dire, ne voulant pas vexer ces gens si fier de leur pays. Claudia fait partie de ces personnes qui ont beaucoup de relations et de connaissances, mais très peu d'amis, car elle n'accorde sa confiance qu'à peu de monde. Mais une fois qu'elle l'a accordé à quelqu'un, celle-ci est sans limite et elle se trouve être une amie fidèle qui aide sans contrepartie ceux qu'elle aime. Pour ce qui est de ces ennemis par contre, elle est tout aussi absolue, ce qui n'est pas une très bonne chose pour ces derniers.

Cette femme est sans contexte capable du meilleur comme du pire, lorsqu'elle a décidée quelque chose, plus rien ne peut l'arrêter, même pas la voix de la raison. Qu'il soit grand ou petit dans ce monde, celui qui voudrait lui mettre des bâtons dans les roues trouverait en elle une adversaire redoutable. Car elle est une fanatique de la vengeance, que celle-ci soit rapide ou qu'elle prenne du temps à être pensée et mise en place, elle viendra tôt ou tard et de sa propre main de préférence. La rouquine n'a aucun scrupule à se servir des autres pour servir ses intérêts personnels, elle pense que cela va dans la mécanique de ce monde et elle est prête à être utilisée elle-même si cela ne lui cause aucun tort, c'est ainsi que les choses doivent fonctionner. Cela ne veut pas dire qu'elle trouve cela juste, mais elle accepte tout simplement le monde tel qu'il est. Et dans ce monde justement, elle compte bien trouver sa place et mener sa vie comme elle l'entend. La jeune femme pense avoir vécu trop longtemps enchainée à des règles et des personnes qu'elle ne supportait pas et la voilà à présent bien décidée à s'en débarrasser, sans aucun scrupules ni remords. La pauvre ne peut pas se vanter d'être une sainte-femme, bien au contraire, son esprit à trop était meurtri par les sévices morales et physiques de son époux pour qu'elle n'en garde aucune séquelles. Son attirance malsaine pour les vices en est bien la preuve, car elle les cumule de façon presque involontaire. Dans des moments de détresse émotionnelle ou de colère noire, elle peut avoir des excès de violences terrible très difficile à maitriser. Pour elle, le sang n'a rien de d'horrible ou d'effrayant, au contraire, il l'attire presque…

Le véritable visage de cette femme ne gagnerait certainement pas à être connu, car il n'a rien de beau, rien de sociable, et pratiquement rien d'humain. Si elle montre sa belle facette au monde, Claudia n'en reste pas moins une personne rongée intérieurement par un mal dont elle ne peut s'expliquer l'origine et dont elle n'arrive pas à se débarrasser. Peut-être ce mal a-t-il toujours était présent en elle, ou peut-être qu'il a germé lorsqu'elle se sentait la plus faible et emprisonnée auprès de ce mari pour qui elle n'avait aucun sentiments d'amour, seulement des sentiments de haine. Oh ça oui, elle le déteste cet époux qu'on lui a choisi et cela l'arrange de croire que ses actes de folies sont le résultat de la vie qu'il lui a fait mener. Après tout, cela avait commençait avec des envies de meurtres envers lui, d'abord anodines et sans conséquences, puis la folie l'avait vraiment consumée assez pour qu'elle puisse envisagée cela comme une action naturelle et réalisable. Aujourd'hui, la folie est toujours présente en elle et cette femme sans états d'âme a pris goût à la violence et à la souffrance d'autrui. Fervente connaisseuse et adepte de la magie noire, qui sait de quoi elle peut être capable avec les ressources nécessaire… Des sacrifices humains ? Oh non elle n'a jamais été jusque-là. Mais… Qui sait, celle qui est parfois appelée la sorcière pourrait très bien basculer dans l'extrême.

» La beauté est un jardin sauvage... «

~ Définition possible d'une sorcière :

1/ Horrible et repoussante vieille femme, en perverse activité avec le diable.

2/ Belle et attirante jeune personne, dont les perverses activités dépassent le diable.

L'une de ces deux définitions pourrait très bien convenir à Claudia Larosière, cette noble venu de France qui se vente de pouvoir lire l'avenir dans les tarots de Marseille. Libre aux crédules de la croire bien entendu, elle-même ne considérant cela que comme un jeu basé sur l'art de la manipulation. Mais puisqu'elle sait mettre en valeur sa petite personne et coller parfaitement au rôle qu'elle souhaite se donner, la jeune femme n'a aucun mal à berner les idiots. Il faut dire que son apparence veut bien laisser croire à un monde où la magie à sa place, avec ses gestes et ses paroles assurés, faire avaler aux gens ce que l'on veut est un jeu d'enfant ! C'est bien évidemment la deuxième définition de la sorcière qui colle le mieux à Claudia, car s'il y a une chose n'oserait lui contester c'est bien sa beauté. Celle-ci lui a jouée autant de bons que de mauvais tours, mais quand elle peut s'en servir pour parvenir à ses fins, elle ne s'en prive pas le moins du monde. Elle est encore jeune et compte bien en profiter puisque qu'elle sait bien qu'un jour ou l'autre, sa beauté finira par se faner et qu'elle ne pourra plus se servir de cet atout. La Française n'est pas une blonde pulpeuse ou une belle brune au regard mystérieux, mais elle peut très bien emprunter les qualités de chacune ! Elle joue dans l'originalité avec sa magnifique chevelure de couleur d'une couleur rouge flamboyante, préférant porter les cheveux très longs, elle ne les coupe que très rarement et ceux-ci lui tombent donc jusqu'aux genoux lorsqu'il sont lâchés. Dessinant alors de belles boucles écarlates autour de son visage, glissant le long de sa nuque et de son dos. Mais comme la mode n'est pas favorable à laisser les cheveux vivres aussi librement et que ce n'est pas la chose la plus pratique au monde, elle les attaches le plus souvent en chignon décoré de multiple rubans ou barrettes, ou bien en natte longue, ne laissant que sa frange et quelques mèches plus courtes que les autres encadrer son doux visage.

Ce joli minois à l'ovale bien dessiné, il faut bien en parler d'ailleurs. Les traits de son visage son fins, que l'on parle de son nez ou de ses lèvres maquillées de rouge, il ne présente aucun défaut majeur si ce n'est selon elle la blancheur maladive si courante en Angleterre qui s'est emparé de celui-ci. Lorsqu'elle était plus jeune, le soleil qui brillait près de la méditerrané donnait à sa peau une belle couleur doré qu'elle appréciait beaucoup, mais à présent, elle doit se contenter d'un teint laiteux de porcelaine précieuse. Tant pis après tout, cela va aussi bien avec sa couleur de cheveux et ne semble choquer personne. Claudia possède de petits yeux expressifs dont les iris sont d'une belle couleur ambrée, ni trop sombre, ni trop clair, ce qui lui convient parfaitement. La jeune n'est malheureusement pour elle pas très grande, elle ne souhaite pas dire clairement sa taille, mais celle-ci semble atteindre difficilement le mètre soixante-cinq, ce qui n'est pas non plus minuscule bien sûr, mais il faut bien avouer qu'il y a plus grand. Cette petite taille ne fait accentuer le côté poupée de valeur qu'elle peut avoir, toujours bien vêtue, bien coiffée et parée de bijoux, il faut bien qu'elle fasse honneur à son rang après tout. Cela est une partie de plaisir pour elle puisqu'elle est très coquette et adore les jolies choses. Robes à crinolines, chapeaux coquets, chaussures à talons hauts et boucles d'oreilles en or font bien sûr partie intégrante de son quotidien. Jamais elle ne se permettrait de paraître négligée en publique et elle aime adopter en toute circonstance une attitude fière pour aller avec ses apparats. Elle peut parfois paraître hautaine aussi, mais après tout, elle peut se le permettre puisqu'elle est duchesse. Son corps frêle et mince lui donne une fausse apparence de fragilité qui ne convient pas à son caractère, mais peu importe que les gens la croit faible, il ne tombe que de plus haut en découvrant cette battante de Claudia.

» L'histoire se répète, les historiens aussi. «

" Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile. "

________

La douceur et l'insouciance d'une enfance heureuse ne peuvent durer toute une vie durant, tout s'efface, toute chose est remplacé par une autre tôt ou tard, que ce changement soit bénéfique ou non… Volontaire ou non… Supportable ou non…Le monde est changeant, voilà une réalité dont les gens s'accoutument plus ou moins bien. Mais pour Claudia cette évolution constante ne se déroula pas toujours pour le mieux. Bien entendu, selon les points de vus, certain vous dirons qu'elle a eu de la chance, que sa vie a été simple et qu'elle n'a aucune raison de s'en plaindre. Et pourtant, la cassure est bien là…

~ Marseille ~


Lorsque que Claudia se souvient de son enfance, la première chose qu'elle voit n'est autre que le soleil. Brillant bien haut dans le ciel, inaccessible mais pourtant assez proche pour avoir réchauffé sa peau et son cœur. Ensuite il y avait l'azur du ciel et de la mer qui se confondaient à l'horizon, produisant le parfait reflet l'un de l'autre, brisé seulement par quelques navires qui se dessinaient au loin. Et le mistral qui soufflait si violement, faisant parfois trembler la toiture de la belle demeure provençale où elle vivait avec ses parents. La beauté de ce paysage était peut-être exagéré par les yeux de petite fille qui le contemplait, mais ses souvenirs n'en restait pas moins magnifique, même au regard de l'adulte que cette enfant est devenue. La petite Claudia vivait dans le sud de la France avec son père et sa mère, tous trois menaient une existence paisible et heureuse à quelques lieux seulement de la mer méditerranéenne. Claudia était fille unique, mais cela ne l'embêtait pas vraiment puisqu'elle avait des amis de son âge avec qui s'amuser, au moins comme cela, elle était certaine d'avoir toute l'attention de ses deux parents à elle toute seule. Ils formaient une famille des plus harmonieuses, loin des soucis financiers compte tenu de leur rang noble et de leurs vignobles produisant du vin rosé qui leurs assuraient de bons revenus. La petite fille n'avait donc pas à s'en faire pour quoi que cela soit, on lui assurait un avenir paisible loin des fastes des grandes villes dans ce paysage idyllique et peut-être, lorsque le moment serais venu, lui présenterait-on un beau jeune homme de sa condition pour qu'ils mènent une existence heureuse ensemble. Rien que des choses très banales en somme, mais cela aurait bien convenu à cette enfant si douce et enjouée d'avoir une vie simple et tout à fait ordinaire.

Mais malheureusement, le destin avait décidé de se jouer de cette pauvre Claudia qui n'avait vraiment rien demandé à personne. Elle se moquait d'être noble ou pas, tous ce qu'elle voyait, c'était que le fait d'avoir de l'argent permettait à ses parents d'avoir plus de temps à lui consacrer voilà tout. Sinon, elle ne faisait aucune distinction entre les gens et était toujours aussi aimable que cela soit avec les grands du pays ou avec un pauvre agriculteur sans le sou. Certains enfants avec lesquelles elle jouait étés fils et filles de fermiers ou de marchands après tout, en France il n'y avait plus de roi ou de reine, la distinction entre les classes sociales s'était faite moins grande au fil des siècles. Encore que, cela n'était pas le cas partout il faut bien l'avouer, mais puisque les choses étaient ainsi dans la famille de Claudia, c'était ainsi que les choses devaient toujours être selon elle. Mais toutes ces manières d'enfant et ces jeux durent bien finir un jour, pour Claudia, cela fût l'hiver de 1876. Pendant le mois de Janvier, sa mère tomba gravement malade et bien que tout soit fait pour la sauver, elle ne survécu pas à la maladie. Inconsolable de la mort de sa femme bien aimée, le père de Claudia perdit bien vite le goût à la vie, à la nourriture et à la compagnie humaine. Comme cela était prévisible, il finit par rejoindre son épouse dans la mort l'hiver suivant, presque un an après le drame. Au cours d'une année seulement, la petite fille qu'était Claudia avait perdu les deux êtres les plus chers à son cœur, impuissante devant la maladie de sa mère, comme devant la détresse émotionnelle de son père. Elle aussi était triste, mais elle n'avait plus personne à qui confier ses peines à présent… Elle était seule.

~ Paris ~


Après la mort de son père, Claudia alors âgée de onze ans dû quitter le sud de la France où elle était née et avait grandi pour la capitale, Paris. Car c'était là que vivait son seul parent encore en vie, son oncle Edmond, un homme grand et pâle qui ne devait jamais avoir connu le soleil méditerranéen selon la petite fille. Contrairement aux parents de Claudia, cet homme était austère et ne s'intéressait qu'à ses affaires et à sa fortune, méprisant toute personne qu'il considérait lui être inférieur. Ajoutez à cela l'agitation qui régnait qui dans la capitale française, surtout lorsqu'on est habitué au calme de la Provence, et vous comprendrez peut-être le bouleversement que cela fût pour la fillette. Elle n'avait plus aucun repaire, son oncle ne se souciait guère de ses états d'âme et quant à ses nouveaux camarades… Ils ressemblaient tout bonnement à de petits adultes prétentieux coincés dans des corps d'enfants qui ne leurs allaient pas du tout. Chez elle, les enfants étaient des enfants tout simplement, ils s'amusaient à courir après les oies et cueillaient des mures en cachette pour se faire un second goûter. Ceux-là étaient ennuyeux et prenaient la pauvre Claudia venu de son petit coin de campagne de haut. En somme, rien dans cette vie ne plaisait à la rouquine, ses parents lui manquaient, ses anciens amis et sa demeure aussi, mais elle n'avait aucun moyen de récupérer son ancienne vie, elle le savait. Elle dut donc s'accoutumer à ces gens pompeux et apprendre à tenir son rang comme le devait les nobles à la ville. Ici, chacun observait les gestes de tout le monde en espérant secrètement pouvoir se moquer de celui qui chuterait en premier. Il fallait donc apprendre à faire avec et bien prendre garde à qui l'on accordait sa confiance.

Frustrée d'avoir vue sa vie rêvé lui échapper à cause d'un malheureux coup du sort, Claudia grandit en apprenant à faire semblant d'apprécier le décor et les personnes que son oncle lui présentait. Celui-ci ne tolérait pas que les humeurs de sa nièce puisse le faire mal voir auprès de la bonne société, alors il lui avait vite fait comprendre qu'il fallait qu'elle joue le jeu et se montre aimable en toute circonstance. La rousse qui n'avait pas vraiment le choix se pliait à sa volonté, maudissant un peu plus ce très cher oncle à chaque qu'elle devait se forcer à côtoyer mademoiselle la fille de machin de la cour de justice, ou madame l'épouse du comte trucmuche. S'il fallait bien cela pour que l'oncle Edmond lui fiche la paix après tout, elle pouvait bien faire semblant de supporter deux ou trois idiotes biens nées. Derrière chaque faux sourire se cachait l'envie d'assommer la personne à qui il était adressé avec la théière ou le tisonnier qui pouvait se trouvait tout près, mais qu'importe, personne ne pouvait lire dans ses pensées. Bientôt, une nouvelle sorte de mondanité arriva lorsque Claudia eut environ seize ans. De mignonne petite fille, elle était doucement passée à belle jeune fille, gracieuse et élégante, sans compter que sa chevelure d'un rouge vif attirait les regards qui pouvait ensuite se posaient sur le reste de sa jolie personne. Dans les premiers temps, cela la mit mal à l'aise, mais finalement, elle se rendit compte que c'était un avantage plus qu'autre chose. Les jeunes garçons étaient bêtes et naïfs, cela était si drôle de les faire tourner en bourrique, alors bien vite, la jeune fille mit en valeur ses atouts et avec les conseils de quelques amies plus âgées, elle se prit de passion pour ce bel art qu'était la séduction. Elle jouait et s'amusait des jeunes hommes sans jamais s'attacher à eux, trouvant enfin ainsi une occupation distrayante en ce bas-monde. Les lettres d'amours des soupirants pleuvaient, tandis qu'elle se demandait simplement lequel était le plus niais dans ses déclarations.

Certes, cela n'était ni moral, ni respectable de jouer ainsi avec les sentiments humains, mais il fallait bien que les nobles parisiennes trouvent à s'occuper. Pourtant, une personne voyait cela d'un mauvaise œil. Son oncle, à qui m'manifestement rien n'échapper jamais, décida qu'il devait faire quelque chose avant que ces jeux de jeune fille n'aillent plus loin et que la réputation de sa nièce, et donc la sienne, n'en soit terni. Il arriva donc à la conclusion que la meilleurs solution serait de lui trouver un époux, ainsi, soit elle se calmerait dans ses jeux futiles, soit… Elle continuerait de plus belle, mais cela ne serait plus son problème à lui, juste celui du dit époux. La tâche n'était pourtant pas si aisée, car le noble ne souhaitait tout de même pas marier sa nièce à n'importe qui. Il fallait qu'il soit riche et de bonne naissance, de préférence influant également histoire que ce mariage lui rapporte à lui aussi quelques avantages. L'oncle Edmond en était arrivé à faire sa petite sélection parmi les partis qu'il jugeait acceptable et avait décidé d'avertir Claudia de son choix de la marier dans les plus brefs délais lorsque la réponse à tous ses soucis se présenta d'elle-même à lui lors d'une réception. Il s'appelait Victor Larosière, c'était un homme qui approchait la quarantaine d'années, immensément riche, qui occupait en Angleterre ni plus ni moins que le rang de Duc. Qui plus est, il portait un nom qui sonnait assez français, merci Guillaume le conquérant d'avoir amené des normands sur le territoire britannique ! Certes, il n'était plus un jouvenceau et ne plairait certainement pas physiquement à Claudia qui avait l'habitude de choisir " ses proies " dans un panel de beaux jeunes hommes, mais il avait tout de même un titre, de l'argent et du pouvoir. Cela suffisait amplement à le faire entrer dans la catégorie des bons partis puisqu'il était veuf. La pauvre Claudia qui ne se doutait alors aucunement des intentions de son oncle salua avec ses belles manières et son sourire habituel le Duc qu'on lui présenta. Sans chercher à lui plaire vraiment, elle avait comme toujours jouée son rôle de jeune fille bien éduquée et s'était même intéressé au pays de l'étranger.

Belle erreur que c'était là, puisque la beauté et la fraicheur de la jeune fille plut beaucoup au noble. Oh, il n'était pas comme tous ces jeunes hommes qui avait le coup de foudre pour elle bien entendu, mais il adorait provoquer la convoitise et l'envie dans le regard des autres et cette poupée de porcelaine française ferait bien des jaloux parmi les nobles d'Angleterre. Et puis, elle avait un beau vignoble du sud de la France en dote, cela ne faisait que lui ajouter de la valeur. Quelques mois seulement après cette rencontre, l'oncle de Claudia lui annonça sans plus de cérémonie qu'elle allait se marier, partir vivre en Angleterre et qui plus est, avec un homme de plus de vingt ans son aîné. Pour Claudia, cela fut comme si le ciel lui tombait sur la tête. Elle refusa, protesta vivement, mais rien ne pouvait faire changer d'avis l'homme impitoyable qu'était son oncle. Bien qu'elle criait, celui-ci gardait son calme et lorsqu'elle se fut bien épuisé à protester, il lui expliqua avec les talents d'un homme politique que c'était une très belle opportunité. Elle serait à l'avenir plus riche et plus élevé dans la hiérarchie de la noblesse, quand à son époux… D'après son oncle, il ne semblait pas en excellente forme, avec l'âge cela n'irait pas en s'améliorant et avec un peu de chance, il ne lui faudrait pas longtemps pour devenir une veuve jeune et digne d'être courtisé comme il se doit. Il ne s'agissait que de quelques années à passer en sa compagnie en fin de compte, ce n'était pas si terrible. N'ayant pas beaucoup d'options à choisir de toute manière, Claudia embarqua donc dans un navire pour l'Angleterre en disant au revoir à son cher pays natal.

~ London ~

Elle fut accueillie dans son nouveau pays d'adoption par un temps des plus maussades, tout comme son humeur d'ailleurs qui ne s'arrangea pas lorsqu'on lui dit que ce temps était très courant en Grande-Bretagne. Très vite, se mariage qui ne lui plaisait guère fut célébré en grande pompe, la noblesse anglaise semblait jouer le même jeu des faux-semblants que les français, cela au moins ne la dépaysait pas trop. Mais comme pour ses débuts dans la vie parisienne, la jeune femme ne se plaisait pas tellement à Londres au départ, à moins que cela ne vienne pas de Londres, mais plutôt de cet homme avec qui elle devait vivre désormais. Celui-ci savait cacher derrière de grands airs nobles sa nature profonde, autoritaire jusqu'à la dictature, égoïste et même brutal à ses heures, vivre avec lui n'avait rien de bien réjouissant. Avec ses parents, Claudia avait connu le bonheur, avec son oncle il s'agissait plutôt d'indifférence, mais à présent elle vivait les pires moments de sa vie dans une prison dorée, avec pour geôlier son propre époux. De plus, celui-ci avait un fils de son premier mariage, un garçon de treize ans dont Claudia avait peine à se considérer comme la belle-mère, n'ayant en tout et pour tout que cinq ans de plus que lui. De toute manière, il était tout aussi détestable que son père à ses yeux, trop gâté, trop exigent et surtout trop vicieux ! Pour exemple, sa plaisanterie favorite était de prendre les rats mort qui se faisait attraper dans les pièges du manoir pour aller ensuite les glisser dans les tiroirs de Claudia. L'envie de lui tordre le cou vain bien des fois à l'esprit de la jeune femme, qui se rendit un jour compte avec effroi qu'elle était en train de réfléchir à une façon de se débarrasser du corps si un jour elle cédait à ses pulsions. Pour échapper à cette famille de fous, Claudia s'isolait souvent dans la seule pièce qui n'intéressait ni le père, ni le fils, la bibliothèque du manoir qui recelait une multitude d'ouvrage de toute sorte. De quoi l'occuper un bon moment au calme, loin de ces deux êtres abominables.

Un jour, alors qu'elle était justement dans la bibliothèque pour tenter d'échapper à la mauvaise humeur de son mari qui pestait contre dieu sait quoi, Claudia tomba par hasard sur un livre étrange dont la couverture indiqué pour titre " Malleus Maleficarum " autrement dit " Le marteau des sorcières ". Croyant naïvement à un roman d'horreur, la jeune femme en survola les pages et découvrit que c'était en fait un traité sur la chasse aux sorcières, ni plus ni moins. La première partie expliquait que les femmes, de par leur faiblesse et leur intelligence inférieure à celle des hommes étaient prédisposées à céder au charme du diable. Quant à la seconde, elle démontrait aux hommes qu'il était très simple de leur faire un procès et de les tuer sans être aucunement inquiété par les lois humaines ou divines. Frappée d'effroi après avoir lu les tortures recommandées, Claudia se demanda dans quelle famille de cinglés elle était tombée pour trouver un tel livre dans la bibliothèque à porter de tous. L'instant d'après, elle se rendit compte que toute l'étagère devant laquelle elle se tenait contenait des ouvrages sur l'occulte, la sorcellerie et la démonologie. Heureusement que personne ne mettait jamais les pieds ici… Sauf elle. Mais était-ce par curiosité que la rouquine finit par aller examiner un autre de ces livres ? Était-ce malsain si elle s'y intéressait malgré elle ? Ce n'était pas pire qu'un livre sur l'histoire après tout… Non ? Bien qu'elle se posait des questions sur la morale de lire de tels ouvrages, la jeune femme ne pouvait s'empêcher d'y revenir souvent, en faisant son sujet d'étude privilégié. S'ils étaient là, c'était pour être lu après tout, il n'y avait aucun mal à cela.

Le temps passa dans le manoir Larosière, sans que Claudia soit libérée de son époux comme le lui avait promis son oncle. Au fur et à mesure, elle sentait tout espoir de retrouver une vie heureuse durant sa jeunesse se faner, avant de mourir définitivement. Ce vieux fou allait vivre, encore et encore… Et cette seule idée lui devenait insupportable. Ce sale porc qui posait les mains sur elle, s'en servait comme d'un jouet, comme d'un quelconque objet qu'il pouvait montrer à sa guise comme un trophée. Et son fils qui était maintenant un homme et la regardait comme un bout de viande, tous deux la dégoutait, elle aurait voulu les effacer de sa vie, ou mieux, faire en sorte qu'il n'y soit jamais entré ! Mais s'était tout simplement impossible. La pauvre devenait folle dans cette demeure, chaque jour des idées de meurtres lui venaient, toujours plus violentes et cruelles et bien qu'elle luttait et essayait de toutes ses forces de penser à autre chose, il n'y avait rien à faire. L'idée fixe était bien présente. Un jour, elle en eut assez et cessa de lutter, laissant chaque idée morbide prendre la place qui lui convenait dans son cerveau fragilisé. L'envie de se tuer la visita également, mais celle-ci repartit bien vite, car elle était convaincue qu'elle ne mérité pas de mourir, bien que la mort puisse être un soulagement libérateur. Non, c'était eux qui devaient mourir ! Cela était bien ancré dans son esprit, sans pour autant qu'elle passe à l'acte tout de suite. Elle devait réfléchir, car sortir de cette prison pour finir dans une autre n'était pas très utile. Mais un jour, une voix douce et compatissante lui souffla à l'oreille.

" Le poison… À petite dose d'abord, pour qu'il paraisse malade… Qu'il souffre sans avoir la force de lutter… Qu'il connaisse l'impuissance… La souffrance… Et la mort. "

Malheureusement, cette voix n'était pas celle d'une amie… Ni celle de personne. Elle n'appartenait qu'au délire de Claudia, celui qui avait germé des années durant. Cela ne l'empêcha de suivre les conseils et elle se mit à chercher le poison parfait, qui s'inquiéterait de la mort de ce cinglé s'il était vieux et malade avant de mourir après tout ? La dite perle, elle la trouva à prix d'or dans une boutique d'herbe asiatique pas vraiment regardante de la légalité et lorsqu'elle eut ce trésor elle commença à l'administrer à petite dose à son époux qui ne remarquait même pas que le goût du thé était plus fort pour masquer celui de la plante toxique. Claudia pouvait à présent sourire franchement, car son mari ne tarda pas à tomber malade. Les médecins qui venaient le soigner ne savaient pas trop de quoi leur patients soufrait, ils tentaient donc diverses soins sans grand succès qui au lieu de le guérir avaient plutôt l'effet inverse, donnant ainsi à Claudia entière satisfaction lorsqu'ils avaient le dos tournés. Mais il n'y avait pas qu'elle que la maladie de son époux rendait joyeuse, son beau-fils qui voyait son bel héritage se profiler à l'horizon s'enhardissait de la chose encore plus qu'elle. Pour qui donc se prenait-il celui-là… Claudia comptait bien récupérer ce qui lui avait été promis lors de son mariage ainsi que sa dote, hors de question que ce petit prétentieux rafle tout !

Un soir, alors qu'ils étaient tous deux dans le salon, le jeune homme eut le culot de dire que tous ce qui appartenait à son père lui revenaient de droit. Lorsque Claudia protesta, il lui rit au nez en disant que la catin qu'avait ramassé son père faisait tout aussi bien parti du mobilier et qu'elle n'avait aucunement son mot à dire. S'en était trop pour la jeune femme qui, portée par sa haine et sa folie, saisit le tisonnier pointu qui servait à attiser les flammes de la cheminée et s'approcha de son beau-fils qui lui tournait le dos. Sans chercher à réfléchir ou à se calmer, elle frappa ! Une fois… Deux fois… Dix fois, peut-être vingt, quel importance après tout. À chaque coup porté elle se sentait transportée de joie, encore et encore, jusqu'à ce que sa frénésie meurtrière soit stoppé par l'arrivé de sa servante. La jeune femme regarda sa maîtresse couverte de sang, pétrifiée par l'horreur de la scène à laquelle elle assistait et avant qu'elle ait eu le temps de se ressaisir, Claudia était à ses côtés. Refermant la porte de sa main tremblante et sanguinolente, la duchesse saisit de son autre main le bras de sa servante et lui murmura doucement à l'oreille d'une voix calme qui à son propre étonnement ne tremblait pas.

" Ce garçon était un porc, toi-même tu le sais bien mon enfant. Qui donc pleureras un porc égorgé, hein ? "

Claudia savait très bien que son beau-fils abusait des servantes et celle-ci était trop belle pour lui avoir échappé, elle en était certaine. Caressant doucement la joue de la jeune fille comme une mère protectrice, elle continua avec un sourire triste.

" Tu vas m'aider à faire disparaître cette chose d'accord ?... Nous vivrons tous bien mieux sans lui, tu verras. "

Par peur, par fidélité ou tout simplement par haine partagé envers l'homme, la jeune servante acquiesça d'un signe de tête. Les restes du fils Larosière disparurent dans les flammes du four, le tapis du salon changé et le sol nettoyé comme jamais. Le lendemain, Claudia annonça que son beau-fils avait fugué et pleura ses grands dieux pour qu'on lui retrouve au plus vite, mais bien évidemment, ce n'était que de la comédie et personne ne pouvait retrouver le jeune homme. Comme la duchesse l'avait promis à sa servante, la vie au manoir Larosière devint vite beaucoup plus supportable. Entre le chef de famille qui ne pouvait plus tyranniser son monde depuis son lit de malade et le fils qui ne réapparaîtrait jamais, Claudia pouvait enfin espérait vivre comme elle l'entendait, seule… Avec sa folie. Si tenté que les meurtriers puissent vivre heureux à Londres…

» Behind the Mask «

Pseudo : Jennifer / Virgilia
Age : Vieille de vingt ans uu
Loisirs : Equitation, moto, travail (quoi c'est pas un loisir ? ) Lecture... Bref comme tout a chacun uu
Niveau RP : Houla... Je ne sais jamais me donner un niveau rp, vous jugerez vous-même! Je crois que j'ai commencée il y a trois ans, mais il y a des pauses à compter dedans x) Là, je m'y remet tout juste dirons-nous, ça me manquais...
Comment as-tu trouvé le forum ? Partenaria, j'avais très envie de rp sur Kuro... Et puis coup de coeur arrivé ici >w<
As-tu lu le règlement ? C'est ça ~ ! Valid' by Shu \o
Autre chose à dire ? Oui je m'excuse déjà !... Pourquoi ? Parce que je suis casse pieds voilà tout / SBAF/ Non plus sérieusement, en ce moment je travail, donc je m'excuse si je prend un peu de temps pour finir ma fiche, désolé TT Ce n'est pas un manque d'envie de ma part, mais des obligations.


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Dernière édition par Claudia Larosière le Dim 12 Aoû - 14:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Madame Larosière, duchesse de Bedford    Sam 11 Aoû - 22:17

Bonjour !
Et bien tout d'abord, j'ai envie de dire que tu nous a fait une fiche intéressante ! Et ne t'inquiète pas d'avoir mis un peu de temps, c'est compréhensif.
Autrement j'ai repéré une petite faute de codage dans la fiche, à l'histoire au début et à la fin. Mais tu pourras y remédier plus tard.

Autrement, tu es validée ! Bienvenue et bon jeu à toi =)
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MessageSujet: Re: Madame Larosière, duchesse de Bedford    Dim 12 Aoû - 14:15

Merci beaucoup pour la validation ! ^^
Sinon pour le code... C'est un mystère, je l'ai refait plusieurs fois. A la prévisualisation il était à la bonne place, mais quand je poste il bouge. A la bonne place aussi dans l'édition, donc comme je ne comprend, je l'ai enlevé et ça fait moins moche, problème réglé xD

Encore merci ! *o*
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MessageSujet: Re: Madame Larosière, duchesse de Bedford    

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Madame Larosière, duchesse de Bedford

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