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 Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."

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Rogue K. Strauss
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Wild Dog



Messages : 11
Date d'inscription : 07/12/2012
Age : 19

MessageSujet: Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."   Ven 7 Déc - 22:08

Rogue K. Strauss
Feat. Haine Rammsteiner [DOGS: Bullets & Carnage]


« I'm bored...Do you wanna play with meeeee~ ? »


» Nom : Strauss
» Prénom : Rogue Klaus
» Nationalité : Autrichienne
» Âge : 19 ans ? Haha…rajoute 326 ans de plus pour voir…
» Sexe : Aux dernières nouvelles, masculin
» Date de naissance : …Il se pourrait que je l’ai –malencontreusement- oubliée…
» Race : Démon
» Rôle dans la société : Indéfini, il change quand l’envie m’en vient
» Sexualité : Je suis ouvert à tout et n’importe quoi ~ ..

» Aime : Pas grand-chose, si ce n’est que fumer, les massacres, les armes à feu (malgré le fait que je pourrai aisément m'en passer) et (bien entendu) moi-même~ boire aussi, c'est pas si mal~
» Déteste : Tous autres êtres que ma personne, surtout ceux exubérants et attentionnés
» Autres détails : Je joue parfois du piano et du violon sisi u_u
« Wild Dog »


» Your Character «

« Un pistolet et deux crétins, ça donne toujours un truc sympa »


Quitte à me décrire, j’irai droit au but, sans passer par quinze milles chemins. Sachez-le, je ne suis pas du genre à faire les choses dans la dentelle, c’est plutôt même le contraire. Je dis ce que je pense, quand je pense, me foutant royalement des conséquences que cela engendre parfois. Ceci dit, vous comprenez bien que je ne réfléchis que très rarement avant de parler. Je peux faire preuve de tact, évidemment. Mais que quand cela est susceptible de servir mes intérêts. Oui, revêtir un masque est un jeu d’enfant pour une personne telle que moi. Que dis-je…un être tel que moi. Les démons sont maîtres dans l’art de la tromperie après tout. Et, je ne fais en aucun cas exception à la règle. Quoique…si. Peut-être que je diffère d’eux. Du moins, légèrement.

Certes, je ne nie pas le fait que, pour subsister, nous sommes dans l’obligation de nous repaître d’âmes, ce qui implique parfois, de passer des contrats avec ces misérables humains… Sachez que je méprise plus que tout ce procédé. Je ne supporte pas le fait d’avoir la laisse autour du cou. Je hais cela à tel point que les mots eux même ne pourraient définir. Vous l’avez deviné, la liberté est une chose contre laquelle je suis prêt à sacrifier bon nombre de savoureuses âmes humaines. Pas toutes, cependant. J’aime les défis, avoir à me surpasser jusqu’à l’extrême. Si une rare chose –ou personne- à le mérite d’attirer mon attention, je ne peux l’ignorer.

Vous penserez peut-être, voire sûrement, que je suis impulsif et moi-même ne pourrai-je vous donner tord. Peser le pour et le contre avant d’agir n’est pas dans ma manière de faire. Généralement, je laisse mes instincts me guider –à moins que « prendre le dessus » ne soit plus approprié… Créature mortelle, déchue et rétrogradée aux rangs de l’Enfer, mes sens, perceptions des choses et manières sont plus bestiaires qu’autres choses. S’il me vient l’envie de refaire le portrait façon puzzle à un quelconque individu, je ne me gênerais pas le moins du monde. La maîtrise de soi même est une chose difficile à acquérir… Mais, même dans la mesure où j’en serais doté, je ne lui ferais appel. J’ai, si on peut le dire de cette façon, le sang chaud. Ou plutôt brûlant.

Je pense avoir plus de défauts que de qualités. A vrai dire, je doute fort d’en disposer ne serait-ce qu’une seule… Je suis têtu, prétentieux, impatient, sauvage (évidemment), mauvais joueur, orgueilleux, égoïste, violent, légèrement gamin sur les bords, rancunier…et la liste est encore longue. Rassemblez toutes les choses les plus exécrables en ce monde et, peut-être, réussiriez vous à avoir une parfaite définition de l’être que je suis. Après tout, ne suis-je pas sensé être une des incarnations du Mal ?

Il y a très peu de chose que j’aime. A vrai dire, il y a bien longtemps que le verbe « aimer » a perdu pour moi toute sa signification. Aimer ne signifie rien de plus que s’obstiner à s’accrocher à quelque chose. A quelqu’un… Je n’aime pas ce monde futile. Ni cette vie méprisable. Ni aucune autre personne. Je ne prétends pas être mieux que les autres, au contraire. Mais nous tous, les autres et moi-même, sommes écœurants. Tous sans exception.
Par contre, on peut dire que j’apprécie deux ou trois trucs. Massacrer et réduire à néant tout ce que je vois. Ce n’est vraiment pas désagréable, je dirais même que ça me détends. Dites que je suis monstrueux si ça vous chante, je ne vois pas en quoi je clamerai la négation. Je suis un monstre. J’ai aussi un petit faible pour les armes à feu. C’est sans l’ombre d’un doute ridicule pour un démon de s’intéresser aux armes humaines, mais c’est plus fort que moi. Sentir la morsure glacée du fer dans sa paume, retenir son souffle et presser lentement la gâchette, cribler de balles un individu, maculer son fébrile corps de pourpre et ne laisser qu’une blessure nette. C’est vraiment délicieux et raffiné. Nul besoin de décapiter ou d’arracher un organe et ce, tout en gardant la même efficacité. Sur une victime humaine, notez bien. D’ailleurs, je garde encore quelques manies qui datent de mon humanité, telles que celles de fumer et de boire. Je ne fume pas avec excès, non, mais tirer de temps en temps sur une cigarette, surtout lorsque je suis anxieux, (oui les démons peuvent aussi l’être…) ne me fait pas de mal. Et pour ce qui est de l’alcool… Je ne pense pas être un alcoolique. Quoique, faute de le vouloir, je me retrouve assez fréquemment dans un bar…

En revanche, l’éternité ne serait jamais assez longue pour vous faire part de tout ce que je hais. Comme je l’ai déjà mentionné plus haut, je suis un « chien sauvage », ce qui implique que je ne me plierais pas au bon vouloir d’une personne. Jamais. Je déteste aussi par-dessus tout la pitié. Je pense qu’en ce monde, il n’y a rien de plus odieux que ce sentiment. Rien de plus méprisable. A moins que vous ne vouliez me mettre dans une colère noire, c’est une chose à éviter. Je ne demande pas à ce que l’on soit charitable avec moi, pauvre petite créature qui rampe dans les bas fonds de l’Obscurité. Je préfère qu’on me méprise, qu’on me hait, plutôt qu’on tende une main secourable et bienveillante vers l’hideux être que je suis. Peut-être même mourir une seconde fois. A ce propos, évoquer mon « ancienne vie » est un sujet tabou. La corde sensible, si je peux le dire de cette façon. Je ne veux plus en entendre parler. Peu importe ce que j’ai laissé derrière moi, peut importe l’Homme que j’ai été, tout a été réduit en poussière, sombré dans les abîmes du Néant. Ressasser le passé, et en l’occurrence le mien, ne vous apportera que de bien mauvaises choses…

» Your Physique «

« Eh bah voilà ! A dix mètres dans le noir, t’es plutôt passable ! »


Malgré mes apparences de gamin tout juste sortit de la puberté, je suis, d’un point de vue humain s’entend bien, un tout petit peu plus vieux. Enfin...à 345 ans, on est encore jeune. Je ne suis pas vraiment soucieux de la vieillesse et, je pense qu’une fois atteint les trois siècles et quelque, c’est une chose bien dérisoire…

Décrire mon apparence n’est pas une mince affaire. En effet, je peux revêtir moult et moult formes, les unes plus vraisemblables et différentes que les autres. Je vous décrirai donc celle à laquelle je suis le plus attaché ; ma forme « originelle ». La toute première.
Je ne l’aime pas spécialement. Au contraire. Voir mon reflet, seul vestige de ma vie d’antan, me meurtrit au plus haut point. Pourtant, je n’arrive pas à m’en détacher. A défaut d’y penser, cela se révèle tout bonnement impossible.

Commençons d’abord par la toute première chose qui, chez moi, attirera votre regard ; ma chevelure. En effet, celle-ci ne manquera pas de vous surprendre –du moins si vous êtes de ces gens que nous pouvons qualifier de « normalement constitués »…- par sa teinte neigeuse. Peu habituelle, je vous l’accorde de bonne grâce. Il s’avèrerait que cet étonnant problème capillaire me suit, et ce depuis ma naissance. Je ne vous cacherai pas que, durant mon enfance, cela me valut bon nombres de brimades. Mais qu’importe, tout ceci est terminé. Je vous encouragerais d’ailleurs tous à ne pas faire de commentaires là-dessus.

Mes yeux, eux seuls, ont été victimes d’un léger changement une fois ma « transition » passée. D’un brun aux nuances dorées, ils ont viré à l’écarlate flamboyant. Tirés en amande, ils dégagent une irrépressible impression de malice et sadisme. Etrange, n’est-ce pas… Depuis près de trois siècles, je ne pense pas un seul instant qu’ils puissent exprimer une infime once de compassion ou de tendresse. Non, ce n’est pas envisageable. Dans les braises ardentes qui me servent à présent de prunelles, seul l’Enfer est visible. Du moins, c’est une chose que j’espère fortement…

Je ne me qualifierai ni de beau, ni de laid –après tout la beauté est on ne peut plus subjective. Juste de « normal ». Quoique doté d’un faible côté bestiale…allez savoir pourquoi. Mon visage est peut-être plutôt fin en comparaison de celui, basique, des mâles humains et mes traits, moins anguleux. J’ai le teint légèrement pâle, comme si j’étais en permanence maladif (ce qui est peut-être réellement le cas…).
Ma bouche ne se résume qu’à un mince trait, esquissant parfois un rictus démesuré ou une moue agacée. Voir un sourire illuminer mon visage n’est pas envisageable. Cela fait depuis un bon moment que j’ai oublié qu’était-ce cet étrange phénomène que sourire. Il m’arrive de sentir des crispations aux commissures de mes lèvres, mais exceptionnellement dans des circonstances ou quelque chose me dérange.
Pour ce qui est de ma stature, je ne suis pas vraiment d’une taille colossale, au contraire. Ma taille ne dépasse pas le mètre soixante-quinze –je n’ai hélas pu terminer ma croissance comme il se doit…- et je suis sans aucun doute un peu trop maigre pour avoir l’air en bonne santé. Mais détrompez-vous. J’ai, si on peut le dire de cette façon, des capacités physiques que bien de faibles humains seraient susceptibles de m’envier…

Autres détails –plus ou moins inutiles, à vous de juger- ; mes oreilles sont percées d’un chiffre qui pourrait paraître bien déraisonnable pour certains et, j’ai pour habitude de toujours me bander le cou, histoire de dissimuler certaines balafres d’un aspect peu agréable. Je ne retire cette bande que très rarement, généralement lorsque je suis seul. Comme beaucoup d’autres choses, je ne peux permettre à quiconque de les voir ou de me questionner avec trop d’intensité sur le sujet…
Par pure habitude et évidence –qui, peut-être, pourrait passer pour un déséquilibre mental invétéré- je porte toujours sur moi deux revolvers dont le manche est relié par des chaînes solidement attachées à ma ceinture. Pour éviter « certains problèmes » je les dissimule sous mes vêtements (je m’étonne toujours de l’hystérie qui prend certains humains à la vue de ses petites merveilles…).

Je n’ai pas vraiment de style vestimentaire qui m’est propre, à vrai dire la mode et les tendances changent bien trop vite pour que je puisse véritablement les différencier les unes des autres. Je ne porte donc pas de vêtements excentriques et n’en affectionne aucun en particulier. Mais je ne peux nier portait un certain attrait pour le rouge.

Je ne parlerai pas ici d’une autre de mes « formes » et ce, peut importe laquelle. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il ne m’est pas rare de revêtir quelques fois la peau d’un véritable « chien sauvage », qui n’est autre qu’un loup au pelage polaire.

Et, j’imagine qu’il n’est pas non plus nécessaire que je mentionne la nature de ma véritable forme.

» Your Story «

« Les rêves ne sont pas fait pour être exaucés »

Je ne garde que très peu de souvenirs de ma vie, celle dite « humaine ». Et, pour tout vous dire, je n’y tiens pas le moins du monde. Certains souvenirs ne sont pas bons à garder. Et, les miens font partis de cette catégorie. Bien que gravés au fer rouge dans ma mémoire, ils mériteraient d’être annihiler, réduit en cendre. Tout comme ce fut le cas pour ma « pseudo-humanité »…

Je suis né vers les années 1550, si je me souviens bien. Et plus précisément en Autriche, sous le règne des Habsbourg. Quelle famille avais-je ? Quel était notre rang dans la société ? Je n’en sais rien. Comme tant d’autres, ces éléments se sont définitivement estompés de ma mémoire. Je ne me souviens que de très peu de choses sur ces gens qui, d’un point de vue biologique, pourrais-je nommer de « famille ». Le seul et unique souvenir qu’il me reste de cette époque, est qu’ils étaient assez égoïstes et écœurants pour vendre leur fils contre une modique somme d’argent…

En effet, je ne peux me vanter d’avoir grandi dans une atmosphère paisible et heureuse, au contraire. Aussi loin que je puisse m’en souvenir, à huit ans déjà, je remplissais l’un des nombreux trafics d’esclaves de cette époque. J’aurais certes pus être acheté et servir une riche famille, mais, malheureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. Qui donc aurait voulu d’un enfant tel que moi, à la chevelure d’une couleur semblable à celle des vieillards ? Personne. Absolument personne. N’importe qui, en me voyant, déduisait vivement avec un mélange de dégout et d’effrois que j’étais « maudit ». Et, je n’imaginais que trop bien l’avis de mes géniteurs sur la question. Même le gamin que j’étais s’en rendait parfaitement compte. Les humains étaient des êtres qui, malgré leurs dires, étaient régis par une seule loi : celle du plus fort. Les faibles ou les dissemblables étaient opprimés ou volontairement écartés. Ils n’avaient qu’à mourir. Ou essayer, tant bien que mal, de subsister. Contre mon gré, j’étais ce type d’individu. Et, à défaut de pouvoir vivre comme je l’entendais, je faisais de mon mieux pour, justement, « subsister ».
Quoique ce mot, en lui-même, était bien trop fort pour désigner la façon dont je vivais.

N’ayant aucun potentiel dans le domaine de la vente, mes tous premiers « acquéreurs » m’exploitaient comme bon leur semblait. Après tout, à quoi d’autre aurait pu servir un misérable enfant tel que moi, mis à part se résumer à un fardeau et une bouche de plus, inutile, à nourrir ? Cela allait de soi ; à aucune autre chose.
Dans les conditions immorales et cruelles qu’étaient les miennes je luttais –littéralement- pour survivre. Les fois où j’étais injustement battu et dans l’incapacité de me tenir debout arrivaient souvent, peut-être bien trop à mon gout… J’étais telle une souris, piégée entre les pattes d’un félin et abandonnée à sa merci. Une merci des plus complètes.
Ce fut durant ces années ci que mon dégout pour autrui se forgea. Je détestais ces gens, ceux qui pour moi étaient plus tyrans que maîtres, avec une intensité sans pareille. Mais pas seulement. J’haïssais presque tout autant ces personnes qui me regardaient avec pitié, moi, un pauvre enfant aux allures de squelette et au regard ravagé, sans pour autant me tendre une main secourable. Je ne servais qu’à leur donner bonne conscience, qu’à ce qu’ils me dévisagent en se disant qu’ils étaient meilleurs que moi. Que cette « chose ».

Jusqu’à ce moment décisif, je n’avais jamais pensé qu’il pouvait exister un être encore plus détestable et mauvais que tous mes compatriotes humains…

Je me souviens parfaitement de cette nuit, et ce, jusque dans ses moindres détails. Je peux même affirmer avec certitude qu’il pleuvait avec une intensité que, durant ma courte existence, il ne m’avait jamais était donné de voir.
La pièce dans laquelle je gisais était plongée dans une obscurité sans pareille, glaciale et presque tangible. Seuls les bruits mats et réguliers de la pluie tombant sur la toiture meublaient le silence pesant qui y régnait. Je ne ressentais rien hormis une douleur atroce qui se répandait furtivement dans la plus petite parcelle de mon corps. Elle mordait goulument ma chair, comme un feu lancinant qui consumait tout ce qui avait le malheur de se trouver sur son chemin. De semer le néant.
Des pensées malsaines tournaient en boucle en mon esprit, ne faisant qu’accroître l’afflux de mes larmes. J’avais envie de crier, de laisser éclater les sanglots qui m’oppressaient la poitrine. Mais la force, ainsi que le courage, me manquait. Cela ne servait à rien. Pleurer sur mon sort, me lamenter de la sorte n’y changerait rien, je le savais. Quand bien même, il m’était insupportable de me sentir si impuissant, si fébrile… Alors qu’ils me frappaient, je n’avais rien pu faire, me débattre s’était avéré impossible. Eux tous étaient bien trop fort pour moi, pauvre et frêle gamin de douze ans.
Comme si souvent, je m’étais fait battre à sang, sans en connaître néanmoins la raison. C’était comme « normal », faisant parti de l’ordre des choses. Ils étaient les prédateurs et moi, inévitablement, la proie. Ils devaient blesser ; me blesser.
Mais cette fois-ci, contrairement à toutes les autres, ils s’étaient montrés particulièrement brutaux et violents. A un point tel que l’espoir de pouvoir un jour remarcher me semblait dérisoire… Oui, cette nuit là, tout espoir m’avait quitté. Peu importe de quelle manière, il n’y avait aucun moyen de survivre. Ils avaient gagné. Les prédateurs avaient gagné, dévoré la proie…
Plus que la fureur, je ressentais le désespoir. Je me sentais vide. Amorphe. Plus rien ne semblait avoir d’importance, voire pire ; plus rien ne semblait exister.

C’est à cet instant là qu’il apparut devant moi ; magnifique, impérieux et, plus que tout, terrifiant.

Un seul regard posé sur lui, sur cet être au regard espiègle et meurtrier, au sourire sournois et au physique incongru, certifiait qu’il n’était en aucun cas normal. En aucun cas humain.

Je ne pourrai oublier ce monstre, cette créature à l’apparence humanoïde, semblant pourtant plus appartenir au domaine onirique que réel, tel un mirage parmi les ombres.
Cet homme, ses longs cheveux d’un noir aussi profond que l’ébène ainsi que ses yeux aux pupilles ovales, félines, restent aujourd’hui encore l’un de mes pires cauchemars, un trouble incessant qui me suis depuis trop longtemps…

Il se tenait devant moi, narquois et dédaigneux, me fixant avec un intérêt qui me dépassait. Je ne l’avais même pas entendu approcher, pire encore ; je ne l’avais pas vu franchir la porte, l’unique ouverture qu’offrait la pièce.
« Pauvre petite chose pitoyable… »murmura-t-il d’une voix grave et douce. Il se pencha vers moi qui le regardais avec terreur, oubliant presque la douleur qui se répercutait violemment jusque dans mes tempes. L’étranger passa en revue mon état d’un bref coup d’œil puis afficha un sourire mauvais. « Tu es si désespéré que tu as réussi à m’attirer jusque dans ce trou à rat... Mais n’es-tu pas sûr de te tromper de sentiment ? Ne penses-tu pas que la colère et la haine seraient plus appropriées ? Ne détestes-tu pas ces odieux personnages ? N’as-tu jamais souhaité…leur mort ? »
Ses paroles se frayèrent lentement un chemin dans ma tête, écartant ma peur et mon apitoiement. Si je les détestais ? Si je les haïssais au point de les voir mourir ? Si je voulais qu’ils meurent réellement ?... Oui. Ces questions n’engendraient que cette seule et unique réponse. C’en était trop. Je ne pouvais plus vivre dans ces conditions, plus avec eux. Ils n’avaient plus le droit de vivre. Plus maintenant, et surtout pas avec ce qu’ils m’avaient fait endurer…
Etrangement, la fureur me gagna avec une vitesse fulgurante, comme si le simple fait d’avoir nommé ce sentiment le déclenchait. Comme si cela avait était le but de l’inconnu.
« Oui… Je…ils devraient mourir… »articulais-je avec difficulté. Le sourire de l’étranger s’agrandit un peu plus, dévoilant des petits crocs nacrés. « Je peux m’en charger pour toi, quand dis-tu ? Tu souhaiterais les voir rendre l’âme ? » Il accentua légèrement le dernier mot, comme si cela avait une quelconque importance. J’étais tellement aveuglé par l’ardente colère qu’il avait fait monter en moi. Plus rien ne m’importait que cette idée ; les voir disparaitre. J’hochais piteusement la tête, formulant un « oui » muet.
Cette nuit là, depuis bien longtemps, le sang qui macula mes vêtements ne fût pas le mien. Mais bel et bien le leur…

Avec le recul, cette vengeance ne m’avait qu’un goût âpre, déplaisant. Je n’éprouvais aucune joie, aucune satisfaction. J’étais même désemparé. Et, alors que je me croyais encore plus seul que jamais, il me tendit sa main glaciale. « Si tu n’as nulle part où aller, suis-moi. »
Moi, à qui les humains tournaient impitoyablement le dos, un monstre m’était venu en secours. Et devant son sourire étrangement doux je n’avais pu qu’agripper désespérément cette main qui me semblait être un miracle.

Je ne sais pas ce que cet homme attendait vraiment de moi. Pour tout dire, je ne l’ai jamais su. Et, ô combien de fois lui avais-je posé la question, il n’y avait jamais répondu sincèrement. «Tu me faisais vraiment trop pitié » voici la seule réponse à laquelle j’eus droit. Mais était-ce vraiment le cas ? Comment un être impitoyable tel que lui –un diable, m’avait-il confié- aurait pu ressentir la moindre once de compassion envers un pauvre gamin décharné ? Je ne sais pas. Et je ne le saurais jamais.


« Quand on s’attache à quelqu’un, on finit toujours par se perdre »


Sylvan. En moins de temps qu’il n’avait fallut pour le dire, il était, en quelque sorte, devenu mon « mentor ». Pour moi, il se révélait être une personne bien plus complexe que cela. Il était étrange, doté d’un caractère instable. Il était à la fois le sauveur et le bourreau, l’ami et l’ennemi. En effet, à mon égard, le démon se révélait tantôt d’une douceur surprenante, tantôt d’une cruauté qui ne semblait connaitre de limite. Une cruauté bien plus malsaine que celle que je subissais habituellement. Sylvan n’était pas violent, loin de là. Il était sournois, vicieux. Au lieu de me frapper jusqu’à sang, il m’enfermait juste dans une pièce close pendant plusieurs jours, venant sans cesse me tourmenter en m’adressant des propos blessants, humiliants… Cette partie de lui me faisait douter quant à ma situation. Etais-je plus heureux ici ? Vivais-je dans de meilleures conditions qu’auparavant ? Peut-être. La réponse à cette question m’échappait. Comme toutes les autres.

Et puis un jour cela arriva. Avant même que je puisse m’en rendre compte tout s’écroula une nouvelle fois autour de moi. Je sombrais à nouveau, injustement. Incompréhensiblement.

Six ans. Cela faisait six ans que je vivais avec Sylvan. Six ans qu’il m’avait « délivré ». Six ans que j’étais fasciné par lui. Et, arrivé sur mes dix-neuf ans, je me rendais parfaitement compte que je m’étais attaché à lui. Un peu trop pour que cela soit qualifié comme « sain ». Mais je ne doutais pas un seul instant que cet attachement fictif n’était réciproque. Je le connaissais assez bien pour savoir que je ne représentais pas grand-chose à ses yeux. Quand bien même osais-je espérer le contraire…

Et, un jour, à mon réveil, il avait disparu. Il s’était totalement volatilisé…et mon humanité avec lui. Sylvan avait juste laissé une lettre, quelques mots griffonnés sur un bout de papier.
«Je préfère que tu me déteste, et crois-moi, les choses sont mieux ainsi. Je sais que tu survivras donc retiens bien ceci ; ne me cherche pas. Sylvan. »
Oui, il n’avait rien laissé de plus. Juste une absence béante, une incompréhension déchirante et une douleur sans pareille. Je ne comprenais pas. Absolument pas. Que voulais dire ces mots ? Que signifiaient-ils ? Et surtout…pourquoi ? Pourquoi m’avait-il abandonné de la sorte ? Pourquoi m’avait-il transformé en monstre ?...
Une chose était certaine : oui, à présent je lui en voulais. Je ne pouvais pas le lui pardonner. Jamais.


J’ai passé un siècle entier à le chercher, ressassant chaque pays sans relâche. Mais, peut importe ce que je faisais, je ne trouvais rien. Encore et toujours un vide chaotique.
J’abandonnais donc mes recherches et décidais de m’installer en Angleterre, unique nation dont je connaissais un tant soit peu la langue. Je ne voulais en aucun cas revoir l’Autriche et autres pays germaniques. Cela me rappelait trop de souvenirs, trop de choses que je voulais oublier. J’avais même totalement réussi à me détacher de ma langue maternelle, de ne plus y avoir recours. Mais certaines choses ne peuvent être oubliées si facilement… J’ai bel et bien pensé à changer mon nom, rayer pour de bon mon ancienne identité. Mais je ne pouvais pas. Je voulais que s’il entende à nouveau mon nom, il se souvienne de moi. Qu’il sache que je n’abandonnerai pas.

Ce n’est que récemment que j’ai gagné Londres, attiré par les nombreuses –et inquiétantes rumeurs- qui circulaient à son sujet. Le grabuge de cette ville m’interpelait. Il y avait peut-être une chance que j’y trouve là bas se que je cherchais désespérément…


» Behind the Mask «

Pseudo : Saki-chou~
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Niveau RP : Depuis…environ un 1 an et demi ?
Comment es-tu trouvé le forum ? Par Hailey-chou~ 83
As-tu lu le règlement ?- Validé by Sieg ~
Autre chose à dire ? Je suis amoureuse du design de ce fofo *////////*


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MessageSujet: Re: Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."   Ven 4 Jan - 20:13

Désolé pour le double post ><"

Ma fiche est enfin terminée :3 ~

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MessageSujet: Re: Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."   Sam 5 Jan - 10:17

Ne t'en fais pour le double-post, va ~

Bien, je dois avouer que c'est une bien belle fiche, belle manière d'écrire ~
Je n'ai rien à dire de particulier, tout me va, tu es donc validé ~
Je t'ajoute ton rang, et te mets ta couleur.

Bienvenue parmi nous et bon RP ~
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Rogue K. Strauss
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MessageSujet: Re: Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."   Sam 5 Jan - 13:53

Merci ^0^ ~
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MessageSujet: Re: Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."   

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Rogue K. Strauss. "I'm a wild dog."

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