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 Non, le démon n'est pas un fleuriste !

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Natsumi Miyano
The child's dream



Messages : 31
Date d'inscription : 20/08/2012
Age : 17
Localisation : Là où il y a du soleil ~

MessageSujet: Non, le démon n'est pas un fleuriste !    Jeu 3 Jan - 14:15

Non, le démon n'est pas un fleuriste !
PV~ Sieghard Heiderich




Il ne se passait plus un seul instant sans que ce même sourire béhat qui me suivait depuis que je m'étais séparée d'Asahi ne vienne fleurir sur mes lèvres. Je repensais encore à ce doux contact sur ma peau, à cette passion devorante qui s'était lâchement emparée de moi à cet instant... Ce simple souvenir m'arracha un frisson. Je pouvais encore sentir ses lèvres contre les miennes, mes mains carresser sa chevelure et les siennes empoignant ma hanche dans un élan de désir fiévreux. Je savais parfaitement que nous ne devions pas, que nous n'aurions pas du... Ce baiser interdit était magique, et j'aurais voulu que l'instant dure toujours. Peut-être ceci ne se reproduira plus jamais. Mais s'il fallait le refaire, je le referais sans hésitation. Qu'importe notre rang, qu'importe nos interdictions, qu'importe les lois et qu'importe le sang jummelé coulant dans nos veine. Allez donc tous au diable !

Je ne pouvais plus m'empêcher de penser à ce qu'il s'était produit quelques minutes auparavent. Non, attendez... Quelques heures ? Combien de temps cela faisait-il que je marchais passivement dans les rues de Londres ? Je releva la tête et fut frappée par le déclin du soleil qui virait maintenant à l'orangé. Il était pourtant à son paroxysme lorsque nous étions près de la Tamise... Mais qu'avais-je bien pus faire depuis tout ce temps ? Je regardai autour de moi, cherchant la réponse à cette question, mais je ne reconnaissait rien. Je me souvenais uniquement que j'avais quittée Asahi au bord du fleuve pour lui acheté quelques roses en lui promettant une surprise à mon retour. Romantique, n'est-ce pas ? Tout ces romans à l'eau de rose que je dévorais volontiers les jours de mauvais temps finissaient par déteindre sur mon atittude... Je rêvais encore du prince charmant qui me choisirais parmi des milliers d'autres, plus riches et bien plus jolies, du chevalier sur son cheval blanc qui irait me délivrer de l'emprise féroce d'un dragon juste pour mes beaux yeux. Je reconnaissais que je possedais déjà un tel homme à mes côté, mais rêver était une chose si agréable... Cette facculté était donnée à tous, classes sociales et âges confondus, seulement la plupart arrêtaient de rêver, principalement à l'âge adulte. Le pourquoi de la chose : ésperer ne fait pas avancer dans la vie. Selon eux, c'était uniquement une perte d'un temps trop précieux. Les adultes étaient vraiment trop stupides !

Une petite brise vint voleter dans mes cheveux blonds et sa froideur me procura un léger frissonnement. L'air se rafraichissait peu à peu et le soleil baissait à vue d'œil dans le ciel. Je resserra un peu plus mon précieux châle rose pâle autour de mes épaules et pressa le pas en guettant la moindre fleur sur le bord de la route pavée.
Je devais surement être dans les quartiers sud, si je me fiais au bruit lointain de l'eau du fleuve anglais. J'en déduisis donc que je ne m'étais pas tant éloignée de notre promenade sur le bord de la Tamise. C'était une bonne chose, mais le temps s'écoulait lentement, le soir prennait place et je n'avais toujours pas mis la main sur l'objet de ma recherche. De plus, j'avais promis à mon jumeau que je serais de retour au manoir avant le coucher du soleil. Il s'inquiètait toujours tellement... Je laissa filer un soupir, ne voyant nulle part aucun étalage de fleur variées et colorées. Je ne connaissais pas les saisons favorables à ces fleurs symboliques et ne m'y étais jamais vraiment intéressée à vrai dire, mais j'espérais qu'à cette époque de l'année je pourrais tout de même en trouver...

Je souhaitais grandement trouver une boutique vendant de telles fleurs dans cette rue, mais c'était peine perdue. J'étais épuisée d'avoir tant marché. Le sport n'avait jamais vraiment été mon activité préférée, bien que je me montrais toujours vive et énergique. Je me fatiguais trop vite. Le manque d'exercices physiques sans doûte...
Je m'engageai dans une petite ruelle parallèle dans l'espoir d'optimiser -et surtout d'écourter- mes recherches, mais je fus vite deçue. La ruelle était pratiquement plongée dans l'ombre, a peine éclairée par la lumième chevrotante de lampadaires usés. La plupart des maisons étaient ternes, n'inspiraient pas vraimemt confiance, et portaient en elles des marques bien visibles du temps passé. Pas l'ombre d'une plante à l'horizon. J'aurais surement abandonné si je n'avais pas hérité de l'acharnement et de l'entêtement de mon défunt père. Il était un intraitable homme d'affaire, impartial et obstiné comme personne. Je me mit finalement en tête d'aller me renseigner auprès de la population. À tout problème une solution, non ?

Je me dirigeai vers la première batisse, qui n'était autre qu'un antiquaire poussièreux. La vitrine macculée de traces de doigts et d'autres saletés en tout genre débordait de mobiliers anciers et de petits objets inconnus dont je ne voyais même pas l'utilité. Je dû plisser les yeux pour parvenir à déchiffrer le minuscule panneau sculté et chargé d'ornements ridiculement tape-à-l'œil qui trônait fièrement dans un coin de la porte rongée par les termites : Fermé. Je fronça les sourcils et fixa d'un œil mauvais la petite pancarte, comme si mon énervement à lui seul pouvait déstabiliser l'écriteau et le changé en "Ouvert". Cette pensée m'amusai et j'éclatai soudainement de rire comme la plus instable des fillette. Mon rire trop aigu pour mon âge rententit sur les murs insalubres de la rue.
Je passai à la demeure suivante en trottinant et en chantonnant un air qui s'apparentait à une contine pour enfant. Le bâtiment semblait habitée, je retrouvais un peu d'espoir. Son propriétaire ne devait pas être quelqu'un de très coquet, si je me fiais à l'apparence plutôt primaire de la maison. Première constatation : pas un brin de verdure, pas même de mauvais herbe. Ensuite, elle n'était guère grande mais bien assez pour loger confortablement une personne solitaire, et étroitement coinçée entre une boutique de vieilleries qui était elle même hors d'âge et ce qui ressemblait fort à une papeterie. La façade était conçue pour être solide, et non agréable à regarder, avec ses lourdes pierres grises, ses volets usés dont la dernière couche de peinture -dont je ne devinais même plus la couleur- devait remonté à fort longtemps et sa porte massive en bois sombre. Mais je n'étais point là pour juger les goûts en matière de décoration d'autrui. Après tout, je m'en fichais complètement ! Je ne me fis donc pas prier pour toquer vivement contre le bois dur. Trois petits coups secs et déterminés qui ne trouvèrent pas de réponse. En dépit de cela, je me mit à déblatérer un flot de paroles à une vitesse peu commne tout en m'acharnant sur la porte.

"Bonjour ! Enfin non, bonsoir, puisque c'est le soir. Hahah ! On le voit plus venir, pas vrai ? On croit avoir tout notre temps encore pour une montagne de choses, mais non ! Pffiout, on arrive déjà à la fin de la journée. C'est fou ! Oh, vous vous demandez surement ce qui m'ammène ici je parie ? En fait, c'est compliqué. Je cherche un endroit où je pourrais trouver des roses voyez-vous. C'est pour mon frère. Mon très cher frère.. Mais ne pourriez-vous pas plutôt m'ouvrir de façon à ce que nous puissions nous entretenir à propos de cela plus calmement ? Ce serait drôlement plus simple... Je stoppa quelques instant ma tirade, le temps de reprendre mon souffle et surtout d'attendre une quelconque réaction.. Qui ne vint pas. Il-y-a-t-il quelqu'un ? Répondez-moi donc, je ne suis pas méchante vous savez ! Hé ho ! Dormez-vous ? Ou peut-être êtes-vous décédé ? Mort assassiné, votre cadavre sans vie flottant mollement dans une mare stagnante de sang dans votre baignoire. Comme dans les gros romans policiers qu'il y a parfois dans notre bibliothèque. C'est assez ennuyant, alors je me contente de lire les passages les plus interessants. Pas besoin de comprendre l'histoire ! Et puis, de toute manière, c'est beaucoup trop gros pour moi ! Allez, dîtes quelque chose, n'importe quoi... Bon, écoutez, si vous ne me répondez pas dans les 5 prochaines secondes, j'entrerais. 5... 4... 3... 2... 1... 0 ! Votre temps est écoulé ! finis-je par entonner joyeusement en souriant de toutes mes dents.

Je me doûtais que l'entrée serait vérouillée et je ne pris donc pas la peine de tenter de tourner la poignée légèrement rouillée. Je pris quelques mètres de recul, pris un élan bien calculé, avançai mon épaule et fonça droit sur la pièce de bois... Un grondement sonor se fit entendre lorsque je percuta de plein fouet la porte qui, en plus de me narguer en demeurant close, me renvoya valser au sol. À cet instant précis, je me sentais particulièrement stupide... Mais cela me fit plus sourire qu'autre chose. Je me releva vite, dépoussièrai ma belle jupe de laine et eus finalement la bonne idée de tourner la poignée. Contre toute attente, un clic retentit et la lourde porte s'ouvrit en un grincement plaintif. Je ne pus alors réprimer un petit rire moqueur destiné à moi même.

-Je suis entrée ! Haha, vous n'allez pas me croire : Au début, je n'ai pas souhaité ouvrir la porte à l'aide de la poignée, étant persuadée que vous aviez vérouillé l'accès. Du coup je me suis mise à vouloir enfonçer la porte avec mes petits bras maigrichons... Je suis vite arrivée à terre ! C'était hilarant, vous auriez dû me voir ! Donc, j'ai finalement essayer d'ouvrir normalement et tadaaaam : miracle, ça c'est ouvert ! Je suis vraiment une idiote quand je m'y met... Mais dîtes-moi, n'est-ce pas un peu imprudent de laisser ainsi sa porte d'entrée ouverte, à la vue de tous ? N'importe qui pourrait entrer vous savez... Vous n'avez pas peur des voleurs, ou bien des bandits et autre vils malfrats qui rôdent en ville ? Car, sauf mon respect, cet endroit ne m'a pas l'air bien sécurisé mmh... N'avez-vous pas entendu parler des crimes qui se produisent dans Londres ? Rassurez-vous, je ne suis rien de tout cela ! Je ne suis qu'une petite fille absolument innofenssive. S'il vous plait, répondez-moi. Peut-être que je parle dans le vide, peut-être pas. Mais manifestez-vous, je vous en prie ! Je comprends que vous ayez peur des inconnus, mais je ne suis vraiment pas effrayante !" disais-je d'une voix animée et enjouée tout en visitant les lieux :

Après avoir doucement refermé la porte derrière moi, j'avais longé un petit couloir vide, dénué de toute décoration, dont le parquet grinçait bruyamment sous mes pieds et la tapisserie blanchâtre se décollait par endroit. La demeure dégageait une puissante odeur de renfermé telle qu'elle avait l'air de ne pas avoir été aérée depuis des lustres. Le lugubre couloir donnait sur une pièce multi-fonctions semblant servir à la fois de salon, de bureau et de salle à manger, munie également d'une cuisine contenant les installations les plus sommaires. Encore une fois, mon regard ne croisa aucun tableau aux murs ou une quelconque touche personnel. Les rares meubles étaient principalement faits de bois, pratiques mais lourds et peu esthétiques. La personne qui logeait ici semblait préférer privilégier le fonctionnel au beau... Il n'y avait que le strict minimum, juste le mobilier suffisant pour mener une vie correcte. Accompagnée par mon incessant monologue, j'avais ensuite rebroussé chemin et continué mon exploration vers une serie de marches qui menaient à l'étage supérieur. J'avais même entreprit d'en gravir une lorsqu'une voix masculine interrompit brusquement ma visite clandestine et mes dires incohérents, et me fit sursauter par la même occasion. Je me retournai alors soudainement vers la personne en question en affichant un sourire des plus innocent...



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