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 Le rouge sanglant ne sied qu'à vos yeux. [Alexandra]

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Sebastian Michaëlis
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Black Butler



Messages : 12
Date d'inscription : 17/05/2013
Localisation : Aux côtés de mon jeune maître

MessageSujet: Le rouge sanglant ne sied qu'à vos yeux. [Alexandra]   Mer 19 Juin - 19:38

La brise était fraîche en cette fin de soirée, douce atmosphère vide et froide alors que seules quelques personnes traînaient encore en ville. La plus part n’étaient ici que pour allumer les lampadaires, réajustant le niveau de l’huile afin que les visiteurs nocturnes ne se perdent pas dans l’obscurité morbide de Londres. Le soleil était bien bas et la lune commençait peu à peu à prendre place et la lumière orangée mua en une atmosphère bleutée.

Que faisais-je en ville à cette heure-ci, alors que toutes les boutiques avaient fermé leurs portes depuis une bonne heure selon ma montre à gousset ? Oh, rien de spécial, j’exécutais seulement un ordre de mon bien aimé maître.

Ce dernier venait de recevoir une missive de notre très chère Reine. Je savais le contenu bien avant lui et j’avais donc anticipé ayant rassemblés quelques informations sur le sujet, mais rien de très concret, voilà pourquoi il m’avait envoyé ici, sur les lieux des crimes, une nouvelle fois, morbides. Ces derniers, de ce que je sais, était orchestrés par un maître un déguisement, se faisant passer pour la police ou bien un mendiant, voir une vieille dame, il s’infiltrait courtoisement chez ses victimes, bien que certaines aient étaient retrouvée dans une ruelle sombre. Il ne les tuait pas proprement parlé, cependant, sa méthode de procéder était simple, il annihilait l’un des cinq sens de l’homme. Cela résultait à une découverte macabre d’une langue sanguinolente, d’une main coupée et perfide, d’une oreille ou deux semblable à une tranche de jambon, d’un œil ou deux soit réduit en soupe ou énuclés, pour finir à des narines découpées pour donner un visage plat au nez inexistant. La plus part des victimes mourraient bien sûr d’hémorragie, la médecine n’était pas assez avancée, mais parfois, ils avaient le temps d’établir un portrait du suspect pour les moins amochés d’entre eux. Encore un fou en liberté, sûrement un mordu de sorcellerie ou quoi que ce soit d’autre à en jugé par les donnée que j’avais pu extorquées à Scotland Yard. La classe sociale était indécise, bien que ceci touchait le plus souvent les bourgeois, mais seuls les femmes supposées vierges ou tout du moins pas encore mères étaient attaquées. Suivant leurs prénoms, on pouvait voir qu’il tuait dans l’ordre anti-alphabétique, rappelant vaguement certaines œuvres d’horreurs romanesques. Que l’humain est influençable…

Je me trouvais donc là, parcourant les ruelles habitées de ce district si bruyant en journée. Pourtant, aucun bruit ne se faisait entendre, je pouvais entendre seulement l’écho de mes pas tandis que je quittais la ruelle pour passer devant l’Opéra, merveille d’architecture humaine. J’étais déjà passé chez certaines victimes et leur famille me répondait toujours la même chose, leur hôte à tué mais rien volé. Preuve même que ce dernier est un psychopathe féru de sorcellerie, faisant cela sûrement pour récolter le sang de ces jeunes vierge afin de faire la pierre philosophale ou quelque chose ainsi, ou bien pour s’attirer les bonnes grâce d’un démon, c’était également un bon moyen, mais je trouvais sa manière de procéder, légèrement ridicule, m’enfin.

Je me concentrait plutôt sur le fait que ce dernier était un as du déguisement, fixant l’opéra, je savais que certains artistes portaient bien les costumes de scène et sachant que les lieux des meurtres et la bâtisse étaient ridiculement proche, il y avait beaucoup de chance que l’assassin se terre ici…


PS : Voilà voilà chère Lady ~ J'espère que ceci vous conviendra, veuillez me pardonner pour ces détails quelques peu sanglants cependant.




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Alexandra La Valière
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Heaven's Voice



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Localisation : Je ne serai vous le dire...

MessageSujet: Re: Le rouge sanglant ne sied qu'à vos yeux. [Alexandra]   Jeu 20 Juin - 8:14


Sous les lueurs des bougies qui éclairaient la scène de l'Opéra, danseurs, comédiens et chanteurs se cédaient la place sous un ballet des plus romanesque. Car au-delà des apparences, « Casse-Noisette » était plutôt un ballet fait en hiver. Mais aujourd'hui on avait décidé de le ressortir de son armoire pour un riche dandy anglais qui le voulait, car il avait de quoi payer toute la troupe. Enfin, le dernier acte avait été jouer, une jolie pièce. À vrai dire, les contes de Noël étaient ceux que préférait la Cantatrice, de son vrai prénom Alexandra. Ce soir, elle avait joué le rôle de Clara, la jeune fille à qui l'on offre le prince changer en casse-noisette.

D'ailleurs, la finale de cette pièce était une explosion de tissus, et les gens qui s'affairaient autour de la jeune femme, commençait déjà par lui retirer sa grande traîne de tulle rose bonbon, ainsi que de la décoiffé de cette affreuse tirade lourde comme pas possible, elle avait le crâne en bouillie et les jambes complètement démontées. Elle avait plus l'habitude de chanter, que de danser et chanter en même temps. Enfin, elle tomba lourdement dans un fauteuil environnant, croisant le regard de Rohan, son ennemi. Elle le détestait plus que tout et pourtant il avait toujours avec elle les rôles principaux des pièces qu'ils jouaient. Mais ce n'était certainement pas le pire, le pire devait être la une du journal de ce matin que lui tendit Gabriella :


« - Tu te rends compte Alexandra, que l'on risque toi et moi de mourir à cause de ce détraqué ? Mais que fait Scotland Yard ? C'est une honte, je te le dis ! » déclamait-elle avec sa petite voix fortement accentuée.

Alexandra, elle était lasse de toute cette agitation, toute la police devait être sur l'affaire et évidemment personne d'autre ne pouvait être en danger, du moins, c'est ce qu'elle pensait. D'ailleurs, on vint lui enlever le reste de son costume de « Princesse Clara », elle remit dès lors des vêtements, enfin sa crinoline et les autres costumières firent le reste pour lui enfiler sa longue robe pourpre et poser sa capeline sur ses épaules, les nuits étaient bien fraîches, il n'aurait pas fallu qu'elle attrape froid. Surtout que le lendemain, elle avait une répétition assez importante pour un Opréa qui se jouerait à Vienne. Elle ne pouvait pas se permettre de tomber malade ou bien de perdre sa voix, ou n'importe quoi d'autre. De son regard rouge sang, la jeune femme salua avec amabilité tous ceux qui l'avaient aidé ce soir pour la représentation et on lui donna un bouquet offert par le mandataire du spectacle. Des fleurs aussi rouges que son regard. Elle était trop différente pour passer inaperçue. Enfin, Gabriella avait fait héler un fiacre, avant que la Cantatrice ne lui réponde :


« - Je crois que le Marquis de Finchester donne une réception ce soir, je m'en réjouis, je te laisse chauffer notre demeure je te rejoindrais sûrement tard dans la nuit. » Dit-elle de sa voix cristalline en saluant son amie à moitié monter dans la voiture.

Affichant une moue contrariée, Gabriella se plia aux exigences de son amie, elle en avait l'habitude, elle lui répondit qu'elle lui faisait amener une robe sur le lieu de la réception. Elle n'avait aucune crainte pour son amie pourtant, elle rentrait toujours seule ce qui lui déplaisait fortement. Alexandra, elle la saluait sur le parvis de l'Opéra/. Un sourire faux sur le visage, mais elle savait si bien jouer la comédie alors à quoi bon. Enfin, le jeune corbeau se décida à descendre les marches, quelques volants de sa robe traînant paresseusement à sa suite, les cheveux qui volaient, prirent dans un courant d'air nocturne, elle ne se doutait pas que le criminel des « cinq sens » soit si près de ces rues. Enfin bon, la jeune soprano n'ayant pas réussit à trouver de fiacre pour ce rendre à à ladite soirée, elle déambula un peu dans les rues, son regard froid se portant sur différentes choses et différentes personnes.

Mais, elle respirait un peu plus la liberté qu'elle avait choisie au profit d'un avenir de femme mariée avec enfants. Elle enviait parfois sa tante Paula, son fils Henry était sublime avec elle et le reste de la famille. Elle l'aimait énormément. Mais bon, elle n'aimait pas s'attacher aux personnes, car elles finissent toutes par disparaître chacun leur tour. Puis, elle ne se sentit plus marcher, du moins plus avancez et se retourna, un homme d'une trentaine d'années sûrement la tenait par la capeline. Alexandra, dans ses mains le bouquet de fleurs le regarda interloquer :


« - Je peux vos aider en quoi que ce soit Monsieur ? »

Mais aucune réponse ne vint de suite, sauf peu être un regard qui affola la jeune femme, ne sachant plus que faire commençant à prononcer des insultes à voix basse et en français. Alors qu'il la tirait de plus en plus vers lui elle s'écria d'une voix assez forte dans la nuit : « Espèse de Goujat vous allez me lâcher ! », avant de lui enfoncer les tiges des roses dans la gorge et de se sauver relativement vite malgré le poids de sa robe et du tissu qui se froissait en faisant un bruit épouvantable. Mais le coup du bouquet de n'avait pas forcément laissé sur place, et même n’allant à gauche ou à droite, Alexandra ne savait pas quand il arrêtait de la suivre.

Et soudain, l'impasse, elle posa ses mains sur le mur de pierre humide, le visage affolé par la peur et l'inconnu. Elle ne savait pas quoi faire, mais elle se retourna faisant face à ce monsieur qui se tenait à quelques mètres d'elle. Ses jambes ne la soutenaient plus, elle tomba à genoux et ferma les yeux et protégea sa tête avec les bras.



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Sebastian Michaëlis
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MessageSujet: Re: Le rouge sanglant ne sied qu'à vos yeux. [Alexandra]   Dim 4 Aoû - 16:05

Attendant patiemment dans l’ombre, ma présence ne se faisant nullement remarquer, je jugeais du regard chaque personne qui sortait de la bâtisse face à moi. Nulles d’entres elles semblaient être suspectes cependant. Les spectateurs accompagnés de leurs familles ainsi que les divers comédiens rentrés chez eux, à pied ou en fiacre pour les plus aisés. Soupirant, fortement, mes recherches étaient peu fructueuses et en rentrant j’allais encore subir de courroux de la mauvaise humeur de mon jeune maître.

Ne m’avouant cependant pas vaincu, j’attendis encore, que le soleil se couche, que l’heure des meurtres arrive. Ne me souciant guère de ce qui pouvait se passer au manoir, ayant déjà prévu mon absence. Effectivement, les plats pour le diner étaient déjà préparés et mon jeune maître était désormais bien assez âgé pour s’occuper seul de lui, notamment pour le bain et l’heure du couché. C’est pour cela, que patiemment, je rodais dans ces ruelles à l’affut du moindre cri, de la moindre exclamation, du moindre bruit. De plus avant de faire le moindre geste, j’avais remarqué la victime parfaite, l’appât idéal. Une jeune femme, aux alentours de la vingtaine, prête à être mariée, mais à la taille beaucoup trop fine pour avoir déjà porté des enfants prouvant une éventuelle nuit de noce. Le rouge sanglant qui la sied attirait sans questions le regard. Je la suivais, de loin, si ce n’était point l’appât, elle serait alors le coupable, dans tous les cas, avec elle je risquais de récolter des informations.

Sans oublier, que faisait une demoiselle à rôder seule dans les ruelles sombres, alors qu’un tueur en série, meurtrier sanglant, faisait rage dans ces lieux ? Etait-elle tout simplement inconsciente ? Ou bien sachant qu’elle venait de l’opéra…

Non, j’avais eu directement ma réponse, cette jeune femme était bel et bien idiote, voir plutôt suicidaire ! Une silhouette, encapuchonnée de noir, venait de sortir d’une ruelle adjacente, tenant fermement le vêtement de la demoiselle. Simple admirateur ? Cela m’étonnera bien fortement. Il y eu un court dialogue, ou plutôt un monologue, puisque la personne ne daigné ouvrir la bouche. Quelques insultes françaises, bien salaces, fusèrent, faisant remonter le coin de mes lèvres dans une expression amusée.

Par la suite, quand au manque cruel de réponse. La jeune Lady s’emballa, jetant à la figure de son agresseur les roses pourpres, lui faisant lâcher prise. Mais le simple coup était bien inutile, nullement sonné, l’encapuchonné se lança à sa poursuite, son visage toujours caché par le noir.

Le suivant dans ma course silencieuse, j’eu le temps d’analyser sa silhouette, grande et robuste, aux épaules larges, prouvant que ce dernier était sans aucun doute de sexe masculin, aux alentours de la trentaine. Puis soudain, la cavalcade se stoppa. On venait de tomber dans une impasse. Me faufilant dans un coin d’ombre pour observer le plus discrètement possible, je ne voulais pas que la victime me repère, me fixe, m’interpelle, et grille ma couverture. L’agresseur s’approcha lentement de la pauvre femme, j’entendais ses halètements presque bestiaux raisonner contre mes tympans.

La pauvre femme tomba à genoux, se recroquevillant dans une ultime défense, alors qu’il continuait pas à pas à réduire les pauvres mètres qui les séparaient. Il leva alors un poignard, à la lame luisante au soleil couchant, prêt à l’abattre sur sa victime. C’est à ce moment, où il avait le plus baissé sa garde, prêt à attaquer et étant submergé par un sentiment de puissance, que j’intervins. Lui lançant l’argenterie qui me servait d’arme, courant vers la pauvre femme sûrement tétanisée par la peur. Mais ce ne fut sans compter sur les réflexs, presque inhumain de l’agresseur qui esquiva avec grâce avant d’enfoncer son poignard dans l’un des avant bras de la jeune femme, se retournant directement vers moi, la lame de son arme étant couverte de sang.

Il se figea soudainement en me voyant, ne distinguant que ses yeux et sa bouche, je lis une expression de surprise sur son visage. Mais ceci ne dura pas très longtemps, alors que je comptais de nouveau passer à l’offensive, vif, il sortit de son habit noir, une fiole, au liquide incolore. Lancé dans mon attaque, je ne pu me stopper que quand il lança son contenu sur moi, me faisant tomber à genoux. Alors que rapide comme jamais, il partit, se terrant de nouveau dans les ruelles sombre.

A genoux sur le sol pavé, essoufflé, je n’arrivais pas à prendre conscience de ce qui venait d’arriver. Mais la brûlure atroce qui parcourait mon torse et qui faisait fumer et fondre ma peau me ramena à la triste réalité :

- De l’eau bénite…  Murmurais-je dans un souffle inaudible.

Comment avait-il su ? Seul mon jeune maître était au courant de ma véritable nature en ce monde. Est-ce que ce meurtrier était humain ? Je commençais à avoir des doutes… Pour qu’il soit en possession d’eau bénite, il devait tout du moins être aux côtés du grand Saint. Faisant claquer ma langue, alors que toujours essoufflé, mon corps essayé de se battre contre se poison je releva le mon regard sur la Lady, blessée, et saignante. Me levant avec difficulté je lui tendis une main gantée, lui faisant un sourire crispé alors que je l’aidais à se relever :

- Sebastian Michaëlis, majordome de la famille Phantomhive, milady. Veuillez m’excuser pour ma piètre intervention. Vous vous êtes retrouvée blessée et si puis-je me permettre, le pourpre ne vous sied guère ainsi.   Dis-je en toute courtoisie, me courbant une main sur le cœur, me faisant grimacer.


PS : Veuillez donc m'excuser pour ma réponse tardive, cependant j'étais pris par quelques obligations. De plus ma muse qu'est l'inspiration, n'étais malheureusement pas là. Agréez donc mes plus plates excuses.




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