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 Une nuit d'Horreur [Sieghard]

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MessageSujet: Une nuit d'Horreur [Sieghard]   Ven 27 Avr - 10:07

Flash back

Il faisait lourd cette nuit là, Ewen avait eut toutes les peines du monde pour trouver le sommeil dans des conditions pareilles. D'autant plus qu'il avait sentit que quelque chose tourmentait son père bien que ce dernier ne lui disait rien. Finalement, vers minuit trente, le jeune homme aux yeux de chat arriva à partir pour le "pays des rêves". Il ne se doutait pas qu'en coulisse était en train de s'organiser un plan machiavélique à son égard.
On savait que l'argent était capable de corrompre les coeurs les plus pures mais de la à commettre l'irréparable...

Tandis que le jeune garçon de 17 ans dormait enfin profondément, un homme monta et rejoignit la chambre de ce dernier. Ewen ne remarqua rien, n'entendit rien. L'homme richement vêtu appliqua un tissu imbibé de produit permettant d'endormir momentanément les gens qui le respirait...du chloroforme.
Là, il était certain que le pauvre jeune homme ne pourrait pas se réveiller et cela laissait donc le champ libre à l'homme pour pouvoir faire ce qu'il voulait. Le visage de cet homme était grave, et aucune hésitation ne pouvait se lire dessus. Là, il porta son fils jusqu'au grenier familiale puis le déposa par terre. Il était tel une poupée de chiffon, complètement moue et sans réaction à cause du produit.
L'homme n'était pas n'importe qui, c'était le père du jeune homme. Mais que comptait-il faire avec son enfant? Tous les scénarios étaient possibles mais c'est sans doute l'un des pires qui se déroula dans cette pièce sombre. Le père d'Ewen se mit à psalmodier des litanies incompréhensibles. Il était en train d'invoquer une entité quelconque pour pouvoir sauver ses affaires qui étaient en train de couler à pique.

Voyant que rien ne se passait, le père d'Ewen entreprit de forcer un peu le destin. Il imbiba de nouveau le tissu de coton avec le produit anesthésiant puis le plaqua contre le nez et la bouche de son enfant avant que le type ne lui plonge ses doigts dans son oeil afin d'extirper celui-ci, croyant que cette offrande motiverait le démon appelé à se montrer.
Le sang se répandait sur le visage du jeune homme complètement inconscient.

"Allez! Montre-toi démon! Je t'en supplie, je t'en conjure! Viens à moi!"


Hurla t-il presque. Puis il jeta l'oeil devant lui quant soudain, l'atmosphère de la pièce changea. L'air semblait à la fois chaud et froid, les couleurs avaient changé elles aussi! Et puis c'est à ce moment là qu'il apparut...

"Te...te voilà enfin!"


Balbutia le père d'Ewen. L'homme d'affaire était à la fois horrifié et excité par la situation. Il était convaincu qu'en passant un pacte avec les forces des ténèbres, sa fortune lui sera entièrement restituée.

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Sieghard Heiderich
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Peste Londonienne



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Date d'inscription : 22/04/2012
Localisation : In Southern Districs, but don't come see me please.

MessageSujet: Re: Une nuit d'Horreur [Sieghard]   Ven 27 Avr - 12:40

C’était durant une nuit d’été, obscure et calme, comme je les aime. J’étais dans le Southern Districts, où ce trouvait mon habitation, habitation dans laquelle je vivais depuis plusieurs centaine d’années maintenant. Quand j’y repense cette nuit était vraiment calme… trop calme je dirais, le bruit de la brise légère ne parvenait même pas à mes oreilles. La seule chose qui avait eu l’importunance de briser ce silence fût une psalmodie de chants qui résonnaient dans ma tête. Il était tard et la lune était haute, pourtant cette invocation malsaine semblait m’appeler... m’attirer. Je me recroquevillai sur moi-même, posant mes mains sur mes oreilles, mais rien ne cessait et mes iris prirent une teinte rosée tendis que mes pupilles s’allongèrent de façon prédatrice, révélant le démon, ou si puis-je dire, la peste, qui c’était immiscée en moi. Un pentagramme se dessina alors sous mes pieds, il arborait la même couleur envoutante que mes yeux :

« - Allez! Montre-toi démon! Je t'en supplie, je t'en conjure! Viens à moi! Déclara la voix de mon invocateur. »

L’odeur rouillée du sang emplis mes narines, me faisant saliver sans que je le veuille, tandis que je répondais instinctivement à l’appelle. Je me retrouvai subitement dans ma forme démoniaque, face à un homme quelque peu bourru, les mains souillées par le sang… Sang dont l’odeur était tout simplement exquise :

« - Te...te voilà enfin! S’exclama-t-il tout en bafouillant. »

L’homme me sembla impressionné, voir plutôt apeuré, mais une lueur malsaine brillait dans ses yeux, l’avarice ce lisait parfaitement sur les traits de son visage. Je parcourus la salle du regard d’un œil mauvais. Je m’attardai alors sur le jeune enfant qui gisait sur le sol, le visage ensanglanté… C’était de lui que provenait l’odeur entêtante. A en juger par la scène, cette homme n’avait pas hésité à mutiler le jeune pour m’attirer, cette cruauté m’en donné des nausées. Bien que moi-même j’ai était humain un jour, jamais je ne comprendrais comment cette folie pouvait s’emparée de l’esprit des hommes jusqu’au point de les obliger à commettre les pires infamies. Je me retournai alors vers cet homme à l’âme misérable, le prenant de haut :

« - Que veux-tu… ? Déclarais-je d’une voix froide et hautaine.

Il commença à lui formuler avec quelques difficultés ce qu’il désirait, mais plus son discours tiré en longueur plus duquel il prit d’assurance face à moi. Comme je l’avais deviné, l’avarice s’était emparée de lui au point qu’il commette l’irréparable. Un long rictus moqueur étira mes lèvres dans un sourire, chose que je n’avais pas faite depuis bien longtemps :

« - J’exaucerais ce que tu désires, je pourrais aisément te redonner fortune, mais pour cela il y a un prix à payer… ton âme. Expliquais-je, voulant l’effrayer, lui prouver que le chemin des ténèbres n’est pas ce qu’il y a de mieux. »

L’homme fût ébranlé par un puissant frisson, avait-il peur ? Sûrement, tout le monde craint de perdre son âme avant l’heure. Cependant, une nouvelle résolution pris place dans ses yeux qui devinrent vicieux, cet homme osait affronter un démon du regard, proposant l’une des choses les plus absurdes que j’avais était doué d’entendre. Il voulait me vendre l’âme de son fils. La brume rose qui flottait dans mes yeux redoubla d’intensité, mes traits se crispant sous la colère. Quel genre de parent ferraient-ils subir cela à leur enfant ! Ce personnage était tout simplement immonde, il me dégoutait au plus haut point… C’était encore l’un de ces traîtres, qui brisait le cœur de leur proche pour servir leur propre intérêt. Je ne souhaitais qu’une seule chose, que cet enfant ne finisse point comme moi, devoir supporter la douleur cuisante d’une cicatrice que nous avait infligée la traitrise était quelque chose de trop dur à porter pour ses jeunes épaules. Je pris alors une décision qui me surprit moi-même :

« - J’accepte … Crachais-je avec répugnance à l’homme. »

L’âme du jeune ne m’intéressait point, ni même l’âme de ce personnage abjecte, c’est pour cela que je ne les mangerais point. Ce sentiment, ce n’était pas de la pitié, je dirais plutôt… de la compassion. Je ne voulais pas qu’une personne innocente soit victime, comme je l’avais été. J’aillais redonner richesse à cette famille, mais j’allais aussi protéger leur fils, le protéger de ce père irresponsable et sans cœur…

En parlant de ce dernier, il me supplia de ne rien dire de cette mésaventure à son fils. Je le ferrais, mais pas pour lui. Je le ferrais pour conserver l’esprit du plus jeune. L’homme partit alors, préférant ne pas assister au moment où l’on scellerait le pacte.

J’approchai alors ma main gauche de la tête du jeune, la posant sur sa tempe. Heureusement qu’il était profondément endormit par le chloroforme –depuis mon arrivé ici j’avais sentit l’odeur forte du produit-. Sceller un pacte était une chose presque aussi douloureuse que de devenir un démon de ce que j’avais lu. A vrais dire, j’étais plus guidé par mon instinct que mon esprit… Je regardais la scène, le sceau se graver sur ma main et la tempe du jeune…

C’était ainsi que c’était scellé notre pacte, qui te lis toi et moi jusqu’à ta mort. Mais ne pense pas qu’avec que cela tu deviendras mon maitre, tu es encore loin d’apprivoiser ma peste.


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