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 [Partie 1 ; terminée] Quand le regard d'un homme croise celui d'un démon [Shu]

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Sieghard Heiderich
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Peste Londonienne



Messages : 68
Date d'inscription : 22/04/2012
Localisation : In Southern Districs, but don't come see me please.

MessageSujet: [Partie 1 ; terminée] Quand le regard d'un homme croise celui d'un démon [Shu]    Sam 28 Avr - 12:59

On était en fin de journée. Comme à mon habitude j’étais chez moi, dans le Southern Districts. Bien que le jour était entrain de décliner, j’était toujours entrain de lire. « The mask of the Red Death », une nouvelle d’Edgard A. Poe, la mort était belle et bien présente, cependant sa lecture ne me faisait aucun effet, d’ailleurs je trouvais cette nouvelle intéressante… enfin comme toute les nouvelles quoi. Mais cette dernière me rappelait fortement ce que j’avais vécu, l’épidémie de « la mort rouge » dans mon cas était la peste, tandis que le prince Prospero qui s’était enfermé dans l’abbaye à l’abri de tout coulait des jours heureux, lui, il me représentait moi. Je refermai brusquement le livre, me doutant de la fin, j’avais des impatientes dans les jambes et je me sentais oppressé dans cet endroit confiné, c’était bien la première fois durant toutes ces années. Je regardai le ciel à travers les vieux volets qui laissaient la lumière entrer aisément dans la demeure. Le bleu du ciel était entrain de devenir orangé annonçant la fin de la journée. Je soupirai longuement, j’espérais juste qu’il n’y aurait pas grand monde dans les rues. J’avais mes chances, en ces temps ci il n’était pas très prudemment de se promener durant les heures tardives bien que Southern Districts était tout de même l’un des derniers endroits à peu près calme, exceptés les quartiers de la Reine.

J’entrepris donc de sortir, n’étant vêtu que de mon ensemble chemise cravate comme l’on dit couramment. Quand j’ouvris la porte de ma demeure, je fus frappé par l’air frai de l’extérieur, tout le contraire de chez moi, où l’atmosphère était renfermée. Je pris une bouffée d’air inspirant profondément, lâchant ma respiration dans un long soupire d’aise. Je me hâtai alors vers la ville, de quoi me dégourdir les jambes, ne prenant même pas soin de fermer ma porte à clef. A part des livres que je connaissais par cœur, les ayant relus au moins une dizaine de fois chacun, il n’y avait rien à voler chez moi. Quand j’arrivai dans les quartiers plus peuplés, j’aperçus des mères de famille venir chercher leurs enfants insouciants qui jouaient dans la rue ou encore des maris qui se précipitaient chez eux pour souper après une longue journée de travail. Les rues étaient presque désertes, tant mieux, je n’aimais pas le monde. Je longeais les murs, me baladant discrètement tel un badaud. Perdu de nouveau dans mes pensées j’entrepris de traverser la route pavée, mais je faillis me faire happer par une voiture tirée par deux chevaux bruns, plus de peur que de mal, pour le coché en tout cas, dans mon cas je m’excusai sans aucune politesse de mon éternel expression terne, continuant ma route, revenant dans les quartiers bien moins fréquentés…


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